mer 20 décembre 2006 (17:00) Catherine David [commissaire d'exposition] amphi de l'ENBA (rue Neyret)1er étage de l'ENBA (ancien site)
10 rue neyret 69001 Lyon
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:: extrait audio
Catherine David est née à Paris en 1954. Elle a étudié la littérature, la linguistique et l’histoire de l’art à la Sorbonne et à l’Ecole du Louvre à Paris.
Elle a été de 1981 à 1990 conservatrice au Musée National d’Art Moderne, centre Georges Pompidou puis, de 1990 à 1994 à la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris.
De 1994 à 1997, elle a été directrice de la Documenta X (1997) à Kassel.
Depuis 2001, elle dirige le projet "Représentations arabes contemporaines" et la revue "Tamass" qui l’accompagne.
De 2001 à 2004, elle a été directrice du Centre d’Art Contemporain Witte de With à Rotterdam.
En 2005, elle était Professeur invité par Rudolf Arnheim à l’Université Humboldt de Berlin et en 2005-2006 Fellow au Wissenschaftskolleg à Berlin.
Elle a organisée, entre autres, les expositions Reinhard Mucha (1986), Lothar Baumgarten (1987), Moholy-Nagy (1990), Helio Oiticica (1992) Marcel Broodthaers (1993), Eva Hesse (1993) ainsi que des expositions collectives comme «Passages de l’image» (1990) ou «Désordres» (1992), plus récemment «True Stories’» avec JP Rehm et «Fora !» avec Pedro Costa et Rui Chafes.
Dans un entretien avec Bernard Blistène et Alfred Pacquement à l’occasion de leur exposition «La mode, la morale, la passion» (1987) au Mnam-Centre Pompidou, Catherine David pose les jalons d’une réflexion à laquelle elle donne aujourd’hui forme : (extraits)
« On s’est bien aperçu que les urgences - si urgences il y a - ne résidaient pas là où était la mode ou là où d’autres musées les situaient et qu’en fin de compte l’un des aspects les plus intéressants du problème résidait dans la manière dont on montrait les choses, dans le comment et le pourquoi des rassemblements. »
« Je suis contre ce que j’appelle «les alibis exotiques». »
« C’est une question d’information. Il y a des domaines auxquels nous avons accès et d’autres que nous ignorons. Les raisons de notre ignorance sont en tout cas beaucoup trop nombreuses pour que nous cherchions ici à les énumérer. Mais plus grave est à mon sens la question des critères : qu’est-ce aujourd’hui qu’une culture du centre ? Où commence la périphérie ? Quels sont les critères d’appartenance (et d’exclusion) ? »
Le projet «Représentations Arabes» qu’elle mène sous forme d’expositions, de séminaires, d’échanges et de publications dans plusieurs lieux en Europe (Université de Séville - 2005, Fondation Tapiès à Barcelone - 2006) traite de sujets liés à l’actualité des pays.
Donner la parole, offrir une visibilité aux artistes et aux intellectuels qui développent au Moyen-Orient et dans le monde arabe une culture critique et expérimentale, permet de lutter contre les « fantasmes de l’occident. »