
Fondée en 1756 par une société d’amateurs, l’École gratuite
de dessin deviendra en 1769, en vertu de l’autorisation royale
de créer des académies en province, l’École Royale
Académique de Dessin et Géométrie. Par la signature de
Napoléon Bonaparte d’un décret impérial daté du 25 janvier
1807 et signé à Varsovie, l’École déménagera au Palais Saint-
Pierre (place des Terreaux). Créée pour apporter à la Fabrique
lyonnaise de soierie des
dessinateurs de talent, l’École Royale, puis Impériale et, à
l’avènement de la République (1848) l’École nationale des
beaux-arts de Lyon ne cessera de s’affirmer aux grands
concours artistiques nationaux.
Placée d’abord sous l’autorité de l’Académie, elle dépendra
ensuite du secrétariat à l’Education et aux Beaux-Arts et
enfin, à partir de 1959 du Ministère de la Culture.
Son administration a toujours été confiée à la commune de
Lyon.
Installée initialement place du Change, elle déménage en
1807 au Palais Saint-Pierre place des Terreaux. En 1936, elle
est transférée à l’École Textile, cours des Chartreux. En 1948,
une partie de ses ateliers est déplacée dans une ancienne
caserne. Après la démolition de la caserne, commence en
1954 la construction de l’École rue Neyret (architecte :
Bellemain). Le 19 novembre 1960, elle est inaugurée, son
directeur est Jean Coquet. Succèderont à ce poste, Philippe Nahoum (1974),
Guy Issanjou (1992), Yves Robert (1998).
Réorganisé maintes fois au XIXe siècle et surtout au XXe
siècle, l’enseignement de l’École nationale des beaux-arts de
Lyon n’a cessé d’évoluer et de se diversifier au rythme des
changements de la réalité artistique contemporaine *.
Une nouvelle école :
le Pôle d’arts visuels des Subsistances
L’Ecole, désormais Pôle d’arts visuels des Subsistances,
est installée depuis mars 2007 sur le site historique des
Subsistances.
Ancien couvent de l’ordre de la Visitation au XVIIe siècle, puis
bâtiment militaire jusqu’en 1995, le site des Subsistances
constitué d’un ensemble de bâtiments de 22 000 m2
accueille désormais deux institutions qui permettent une
expérience unique en France : la coexistence sur un même
lieu d’une institution de formation et de recherche aux arts
visuels (l’École nationale des beaux-arts de Lyon) et d’une
structure dédiée aux arts de la scène (l’association Les
nouvelles subsistances). L’Ecole implantée principalement
dans le bâtiment carré, bénéficie de quelques 10 000
m2 de locaux réaménagés afin de satisfaire aux besoins
et spécificités de ses enseignements et de ses activités
de recherche. Ateliers de production, amphithéâtres,
bibliothèque, espaces d’expositions …
permettant d’accompagner les projets des étudiants.
* se reporter aux ouvrages :
• « Histoires de l’École nationale des beaux-arts de Lyon »
par Nelly Gabriel
• « École nationale des beaux-arts de Lyon 2000-2006 »
éditions Beau Fixe 2007.
