L
e processus de Bologne
Le processus de Bologne oeuvre à une transparence
et une lisibilité claire de tous les diplômes européens
d’enseignement supérieur afin de permettre aux étudiants
de passer plus facilement d’un établissement et d’un pays à
un autre pendant leur cursus d’études et de formation ou à
la fin de leurs études pour trouver du travail. L’objectif pour
l’étudiant est donc double :
• optimisation et spécification de sa formation
• orientation européenne et internationale de son niveau
d’études.
Cela implique pour tout établissement supérieur :
• une structure de l’établissement et une architecture des
cursus d’enseignement organisées selon 3 cycles, traduits en
France par le principe LMD (Licence, Master, Doctorat).
• Une organisation des études articulée sur le système de
crédits capitalisables et transférables ECTS (European Credits
Transfer System).
Répartition des crédits par année et contenus des cours
La structure d’évaluation de l’ENSBA de Lyon 2009-
2010 est conçue de façon à répondre aux exigences
du processus de Bologne et permet ainsi de mettre
clairement en évidence la dimension d’enseignement
supérieur de l’établissement, ses exigences et ses
qualités de formation de haut niveau.

É
valuation et attribution des crédits ECTS
L’évaluation du travail de l’étudiant est effectuée
par semestre selon différents modes le plus souvent non
exclusifs et complémentaires:
• contrôle continu
• évaluation de travaux individuels
• évaluation de travaux collectifs
• bilan semestriel collégial
L’évaluation s’effectue selon des critères spécifiques à
chaque cours et à chacune des 4 unités d’enseignements,
et dans des conditions spécifiques aux différents niveaux du
cursus selon 2 principes :
-la note locale,
-les crédits ECTS.
L
a Note locale
Pour chacun des cours et modules d’enseignement listés
dans la grille semestrielle de répartition des cours et crédits,
la note locale est attribuée, soit individuellement par le
professeur responsable du cours, soit collectivement par
le collège des professeurs pour les enseignements faisant
l’objet d’interventions collectives de professeurs.
L’Ensba a adopté le principe de la notation sur 20 pour
l’attribution de la note locale, la moyenne se situant à 10.
Cette solution permet au(x) professeur(s) d’une part, de
signifier si la charge de travail prévue a été fournie et si
les compétences ont été acquises et, d’autre part, de faire
apparaître la qualité du travail de l’étudiant.
Elle permet aussi l’attribution informatisée des crédits ECTS
sur un mode binaire :
- de 10 (inclus) à 20, les crédits sont alloués, selon le nombre
d’ ECTS correspondant au cours en question .
- en dessous de 10, les crédits ne sont pas alloués.
L
es crédits ECTS
I - définitions
1 - L’ECTS repose sur le principe selon lequel le travail à
fournir par un étudiant à plein temps pendant une année
universitaire correspond à 60 crédits. La charge de travail
d’un étudiant inscrit dans un programme d’études à plein
temps en Europe étant, dans la plupart des cas, d’une durée
d’environ 1500-1800 heures par an, la valeur d’un crédit
représente donc environ 25 à 30 heures de travail.
2 - Les crédits ECTS ne s’obtiennent qu’après l’achèvement
complet du travail à fournir et réaliser et l’évaluation
appropriée des résultats de l’apprentissage. Ceux-ci
correspondent à un ensemble de compétences définissant ce
que l’étudiant saura, comprendra, ou sera capable de faire
après avoir achevé son parcours de formation, quelle qu’en
soit la durée.
3 - La charge de travail de l’étudiant à prendre en
considération dans l’ECTS concerne la définition du temps
nécessaire à accomplir toutes les activités éducatives, telles
qu’assister aux cours, participer à des séminaires, étudier
de manière indépendante et personnelle, se préparer et se
soumettre aux examens, préparer des projets, etc…
4 - Des crédits sont attribués à toutes les composantes d’un
programme d’études (modules, cours, stages, dissertations,
thèse, etc…), en fonction de la quantité de travail que chaque
activité requiert pour réussir ses objectifs propres par rapport
au travail total nécessaire pour achever une année complète
d’études avec succès.
II - précisions
1 année d’études correspond à 2 semestres validés par 30
crédits chacun donc 60 crédits pour l’année.
1 crédit correspond à 24 à 30 heures de travail de l’étudiant
comprenant les enseignements et l’ensemble du travail
afférent.
Dans la grille de répartition, il a ainsi été tenu compte,
sous forme d’estimation, du temps de travail personnel (en
bibliothèque, en atelier ou «à la maison» ) mais aussi de la
part «d’implication» de l’étudiant suscitée par telle ou telle
activité (présence en cours, et participation active…)
Les crédits sont alloués sur la base des notes
locales attribuées par chaque professeurs et le collège
des professeurs lors de la réunion de synthèse du bilan
semestriel.
Il ne peut être attribué qu’un maximum de 30 crédits par
semestre, sauf crédits de rattrapage (cf ci-dessous).
Les crédits ECTS ne sont pas sécables:
A l’intérieur de chaque cours ou module d’enseignement
faisant l’objet d’une attribution de plusieurs crédits,
ceux-ci ne sont pas sécables et ne peuvent être attribués
partiellement.
À noter que l’informatisation du système écarte
définitivement ce qui aurait pu être un éventuel sujet de
questionnement de la part du professeur. En effet, en
l’absence d’une note locale clairement définie et appliquée, le
risque peut se présenter d’utiliser les crédits comme échelle
de valeur.
Ainsi pour un cours affecté de 2 crédits, l’étudiant obtiendra
2 crédits si les objectifs du cours sont atteints, ou 0 crédit si
les objectifs du cours ne sont pas atteints; mais en aucun cas
1,5 ou 1 ou 0,5.
C
rédits ECTS et passage en année
supérieure
L’obtention des 60 crédits annuels est requise pour le passage en 2e année.
L’obtention de 48 à 60 crédits (au total de 108 à 120 sur les 2 années) est requise pour le passage en 3e année.
L’obtention de 36 à 47 crédits (au total de 96 à 107 crédits sur les 2 années) est requise pour le redoublement en année 2.
Si l’étudiant n’a pas obtenu les 36 crédits nécessaires au redoublement, l’étudiant ne sera pas admis à redoubler.
L’obtention des 45 crédits annuels (au total 165 crédits sur 3 annnées) est requise pour avoir la possibilité de se présenter au DNAP.
15 crédits sont affectés au DNAP ou au DNAT.
L’étudiant ayant obtenu le DNAP ou le DNAT se voit donc attribué la totalité des 180 crédits sur les 3 années de son cursus.
La capitalisation des 180 crédits est requise pour le passage en année 4 sous réserve de l’accord de la commission interne d’admission en phase projet.
L’obtention de 48 à 60 crédits (au total de 228 à 240 crédits sur les 4 années) est requise pour le passage en 5e année. L’obtention de 36 à 47 crédits (au total de 216 à 227 crédits sur les 4 années) est requise pour le redoublement en année 4
L’obtention des 20 crédits annuels (15 crédits au semestre 9 et 5 crédits au semestre 10, soit au total 275 crédits sur 3 années) est requise pour avoir la possibilité de se présenter au DNSEP.
25 crédits sont affectés au DNSEP.
L’étudiant ayant obtenu le DNSEP se voit donc attribué la totalité des 180 crédits sur les 5 années de son cursus.
Le détail de la répartition des crédits ECTS est consultable dans les tableaux de cours semestriels ci-dessous.
M
odalités de rattrapage des crédits
ECTS manquants
L’étudiant n’ayant pas obtenu l’intégralité des 30 crédits
ECTS nécessaires à la poursuite de ses études lors du
semestre d’automne-hiver de l’année académique (semestre
1, semestre 3, semestre 5, semestre 7, semestre 9) se
voit donner la possibilité de récupérer les crédits ECTS qui
lui manquent lors du semestre suivant à condition qu’ il
fournisse un travail supplémentaire en relation avec les
crédits manquants.
À noter qu’en situation d’enseignement ordinaire, la
proportion d’étudiants en situation de rattrapage ne devrait
pas excéder 5% à 10% au sein d’une promotion.
Les modalités de rattrapage des crédits manquants
se déroulent dans les conditions énoncées par l’équipe
pédagogique et la direction en début d’année universitaire.
L’étudiant doit produire, à son initiative, en accord avec
l’équipe pédagogique un travail particulier et visible
(production plastique, méthodologie et/ou connaissances).
Cet effort supplémentaire sera en relation directe avec ce que
le collège des professeurs a jugé insuffisant dans le travail
du semestre ou de l’année et aux bilans, insuffisance dont
témoigne le défaut de crédits ECTS.
Ce travail spécifique présenté à l’occasion du bilan
semestriel du semestre suivant est évalué avec une attention
particulière par le collège des professeurs.
En règle générale, les crédits manquants sont à rattraper
dans le cours même où ils font défaut, et sont attribués
par le (ou les) professeurs en charge de l’enseignement en
question. Le cas échéant, une dérogation à la règle peut
être spécifiée à l’étudiant en accord avec lui, en début de
semestre par l’équipe pédagogique.
Un crédit d’anglais se rattrape seulement par un travail
d’anglais, il ne peut pas y avoir de dérogation à la règle.
Les crédits manquants en fin de 2e année doivent
obligatoirement être rattrapés lors du bilan du semestre 5
(premier semestre de 3e année)
Les crédits manquants en fin de 4e année, doivent
obligatoirement être rattrapés au cours du semestre 9
(premier semestre de la 5e année).
Les crédits manquants en fin de semestre d’hiver (S1, S3, S5,
S7, S9) peuvent être rattrapés au cours du semestre de
printemps (S2, S4, S6, S8, S10) de la même année d’études.
Les crédits manquants à l’issue du bilan de fin d’année 1
(Semestre 2) ne peuvent être rattrapés. L’étudiant n’est
alors pas admis en année 2 et n’a pas la possibilité de
recommencer son année.
Les crédits manquants à l’issue du bilan des semestres
diplômants (S6 et S10) ne peuvent être rattrapés. L’étudiant
devra se réinscrire l’année suivante pour obtenir les crédits
qui lui manquent afin de pouvoir se présenter au diplôme.
C
rédits ECTS et Mobilité étudiante
En semestre 7 ou 8, le projet de mobilité fait l’objet d’un contrat d’études entre l’étudiant, l’établissement d’origine et l’établissement d’accueil.
Formalisé avant le départ de l’étudiant, et validé par l’établissement d’accueil, ce contrat spécifie les enseignements suivis et le nombre de crédits qui leur est attribué par ce dernier. Son respect garantit la validation de crédits par l’établissement d’accueil au profit de l’étudiant.
Les crédits décernés par l’établissement d’accueil ne peuvent être remis en cause par l’établissement d’origine.
L’étudiant ne doit donc pas être soumis à l’évaluation de son travail à l’étranger à son retour. Toutefois, afin de permettre une bonne remise en route, il semble judicieux que ce dernier informe l’équipe pédagogique du travail fourni à l’étranger lors d’une séance de présentation collective à planifier par l’équipe ; pour des raisons pratiques, celle-ci pourra être organisée à la suite du bilan semestriel, mais ne sera que strictement et exclusivement informative. En aucun cas, les crédits acquis lors d’échanges ne peuvent se substituer aux crédits attachés à l’obtention du diplôme.
C
ritères d’évaluation
Les critères d’évaluation sont spécifiques aux cours et aux unités d’enseignement et diffèrent peu selon les années et options, car c’est le niveau d’exigences évoluant sensiblement avec l’avancement des études dans le cursus qui caractérise le niveau de la formation.
Les critères correspondant aux UE (unités d’enseignement) peuvent être globalement listés comme suit : En cours et atelier : assiduité, activité, participation
En UE1 Histoire / Culture / Théorie
Ampleur et progression des connaissances, Pertinence ampleur et qualité des recherches et références Qualité de l’analyse et dimension critique Qualité de formulation écrite et orale
En UE2 Problématique / Méthodologie
Identification et inscription culturelle du travail : du projet et projet-mémoire
• origine et territoire (inscription/statuts et enjeux identifiés)
• articulation d’une relation au monde (affects, concepts et contenus) Structuration du travail à court et moyen terme :
• relation entre différents travaux
• mise en relation des savoirs techniques et théoriques
• progression articulation de l’ensemble
• ampleur et précision des ressources et documentations
• économie générale des travaux
En UE3 Pratique / Expérimentation / Réalisation
Développement et qualité des expérimentations et recherches Ampleur et qualité des réalisations
En UE4 Contextualisation / Médiation
Ampleur et qualité de présentation formelle et spatiale Précision et articulation de l’exposé critique Qualité de documentation des travaux et dossier (papier et électronique) Efficience des stages / Qualité du rapport de stage
