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Ryuta AMAE (photographies)
Né en 1967 à Oiso au Japon, il vit et travaille à Paris. Ses œuvres ont été exposées aussi bien à Paris qu’à Tokyo ou encore à Rome, Bologne, Madrid ou Sao Polo. Il a obtenu le prix Altadis en 2002.
« Artiste de son temps, Ryuta Amae est un habile manipulateur d’images. Ses grandes photographies paisibles évoquent-elles, sous l’espèce de vastes demeures luxueuses ou d’une maison de Robinson noyée dans les palmes, le paradis, l’Eden enfin conquis, la paix dans la civilisation ? Cette image du repos est trompeuse. Car les images, ici, résultent de savantes élaborations, de croisements et d’hybridations numériques. De ces créations de toutes pièces, le référent est l’imaginaire occidental du bonheur, autant dire un sublime par défaut, à l’avènement constamment reporté, nous condamnant à la contemplation de belles images. « Je crée une image exemplaire, un archétype, dit ainsi l’artiste ; ma photo n’est qu’un souvenir virtuel. » Habile manière, pour le moins, d’unir réalité et imaginaire, de les mettre en correspondance et en tension, réactivation de cette problématique depuis toujours attachée à l’image, l’illusion. » (texte de Paul Ardenne)
Pour Rendez-vous 2003, l’artiste présente trois photographies réalisées par ordinateur et des dessins préparatoires.
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Fabienne AUDEOUD (vidéoprojection)
Née en 1968 à Besançon, elle vit et travaille à Londres. Elle a été selectionnée pour le Beck’sFutures en 2001, l’un des plus importants prix artistique en Grande-Bretagne.
Son travail est principalement issu de la pratique musicale et de la performance. Elle s’intéresse tout particulièrement à l’expression gestuelle.
« Le représentations traditionnelles du corps ont été totalement remises en cause au cours des années 60 avec l’émergence de l’art de la performance. Utilisant leur propre corps et celui de leur public à la fois comme sujet et comme objet, les artistes ont porté un coup violent ou ont donné une nouvelle et spectaculaire dimension aux représentations symboliques spécifiques du genre du nu, du portrait et aux conventions formelles des relations personnages/sites. Dans les années 90, Fabienne Audéoud revisite l’art de la performance et provoque les mêmes perturbations et les mêmes révélations à l’intérieur d’une autre forme d’art : la musique. » Iwona Blazwick
Depuis janvier 2000, elle collabore avec John Russel (qui est l’un des fondateurs du groupe Bank qui a participé à de nombreuses expositions dont « Zombie Golf », « Cocaine Orgasm », « Fuck Off…) en parallèle avec sa pratique personnelle. Ils ont réalisé ensemble des séries de peintures, des performances et des vidéos.
Pour Rendez-vous 2003, elle propose ici, l’une des oeuvres qu’elle a réalisée avec John Russel, intitulée « The Withdrawal from conversation ; the return to the oeanic : the weight of the breast : 20 women play the drum topless ». Ce film d’une durée de 10mn retrace la performance qui s’est tenue à la South London Gallery, et montre un orchestre d’une vingtaine de femmes aux seins nus jouant de la batterie. Le corps et le son sont profondément liés dans cette performance étonnante.
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Mark BAIN (installation)
Né en 1966 à Seattle, il vit et travaille à Amsterdam. Il a étudié à la fois au MIT et à la Rijskakademie d’Amsterdam.
Issu d’une famille d’architectes (depuis son arrière-grand père) et d’ingénieurs, l’architecture est pour lui un terrain de prédilection. Dans le même temps, il s’intéresse très tôt au son, jouant même dans divers groupes musicaux. Dans son travail, il utilise la combinaison des deux, structure et son, pour mener une réflexion sur la dynamique dans l’architecture et sur la présence d’une « instabilité » dans des objets ou éléments apparemment stables. Son travail sur les vibrations, les ondes et l’énergie nous conduit à « écouter » les batiments, à concevoir différemment notre relation avec l’immobile. Ses recherches sur les ondes l’ont conduit a développer une œuvre qui utilise la technologie du téléphone mobile, « Meeting Point » et qui sera présentée dans l’exposition Rendez-vous 2003.
Marc BIJL (vidéoprojection)
Né en 1973 à Leerdam en Hollande, il vit et travaille à Berlin et à Rotterdam. Il est diplômé de la Royal Academy of Art & Design’s d’Hertogenbosch et de la Rennie Macintosh School of Art de Glasgow. Il a participé, en 2002, à la Biennale européenne d’Art Contemporain de Francfort, « Manifesta4 ».
Marc Bijl est un artiste qui est très impliqué dans la réalité sociale et qui travaille sur les codes et les règlements tout en dénonçant le rôle des médias..
« Je veux confronter le monde aux réalités des règles, des icônes et des symboles qui sont utilisés afin de faire passer des messages simples. Pas seulement dans la publicité et dans les médias mais aussi dans l’art et la culture. […]les réalités politiques ainsi que les problèmes mondiaux tels que nous les connaissons sont colorés par l’univers des médias. De plus, les livres d’art contemporains[…], nous ont été apportés par le biais des médias imprimés. Avec chaque nouvelle invention qui permet la création d’une connexion plus rapide et fiable à la réalité vient le danger de la prolifération de messages simplifiés capables d’atteindre un très large public. […] La télévision nous a montré la guerre du Vietnam, la guerre du Golfe ou encore celle du Kosovo. Internet nous a donné le terrorisme. Le pouvoir des médias (et de la publicité) est bien supérieur à celui de l’information en général. […] je ne suis pas là pour changer cette puissance ou la combattre mais je m’attaque simplement à certains mythes et à certaines images du monde des entreprises, des nations, des religions ou de l’art ».
A Lyon, Marc Bijl présente une vidéo qu’il a filmé dans le métro de Berlin montrant un contrôle d’identité, intitulée « in search of the suspicius».
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Pauline FONDEVILA (dessins & textes) et Mathias SCHMIED (dessins)
Née en 1972 au Havre, Pauline Fondevila vit et travaille à Lyon. Elle a suivi l’enseignement de l’Ecole d’art du Havre. Elle obtient le DNSEP art de l’ENBA de Lyon en mai 2002 avec les félicitations du jury et elle décroche le prix Hélène Linossier en novembre 2002.
Né en 1976 à Berne en Suisse, Mathias Schmied suit l’enseignement de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon et obtient son DNSEP en 2001. Il réalise également son post-diplôme à l’ENBA de Lyon.
Pour l’exposition Rendez- Vous 2003, Pauline Fondevila et Mathias Schmied ont décidé de partager leur espace réalisant ainsi une partie commune. Pauline Fondevila dessine sur le mur à partir de rétroprojection de dessins, de graphiques et de textes, alors que Mathias Schmied réalise à partir de transfert de dessins issus de banque d’images. Leur œuvre se développe à même le mur
formant une fresque dont une partie est composée des deux univers réunis.
Pour Pauline Fondevila, « dans ses travaux récents, l’image n’est pas à dissocier du texte, ils font corps et même forment une sorte de body of knowledge » au sens d’une mémoire commune. » et
« Si le matériel de base de Mathias Schmied est constitué d’images trouvées, issues de la culture populaire des années 60/70 (BD bon marché achetées d’occasion ou de photographies de pin up de magazines), ses réalisations explorent autant l’imaginaire de masse et ses codes que ses processus de construction du monde par l’artifice et vice versa. » extraits de textes de Marie de Brugerolle.
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Ryan GANDER (installation)
Né en 1976 à Chester en Grande Bretagne. Il vit et travaille à Amsterdam et à Londres. Après avoir suivi l’enseignement de la section Interactive Art de la Manchester Metropolitan University de Manchester, il passe un post-diplôme à la Jan van Eyck Akademie de Maastricht en 2000 puis obtient également un post-diplôme à la Rijksakademie d’Amsterdam. Il obtient le prix de Rome en 2003 (National Netherlands Sculpture Prize).
Pour l’exposition Rendez-Vous 2003, Ryan Gander a imaginé un dispositif qui introduit le visiteur dans une salle obscur éclairée par le reflet sur un mur d’une mire diffusée sur un téléviseur Brionvega. Le discours diffusé sur des hauts parleurs répartis dans la salle est celui d’une femme à l’accent très « british » qui questionne la neutralité de l’image et du son. A travers se dispositif, Ryan Gander nous renvoie à des concepts esthétiques qui d’ordinaire ne s’appliquent pas à ce type d’installation. L’œuvre s’intitule, « The Grand National ».
Olivier GOURBIERE (sculpture, installation)
Né à Lyon en 1974, il vit et travaille à Paris. Il a obtenu le DNAP et le DNSEP à l’ENBA de Lyon.
Cet artiste travaille en fonction de l’actualité politique, avec un regard très critique et revendicatif. Il inscrit la réalité dans l’art et inversement. Il présente pour cette exposition une œuvre qui s’intitule Por qué manifestar ?, il s’agit d’une pièce initialement conçue en 2002 et agrandie pour l’occasion qui se compose d’une cinquantaine de banderoles de manifestation réalisées en satin avec en guise de slogan les titres de presse du moment inscrits à la bombe de peinture. Les bannières sont déposées, comme en après une manifestation ou même juste avant, en attente. Mais la verticalité du bois reste très présente. Cette structure se situe entre l’auto-barricadement, le camp retranché et le Mikado.
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Hassan KHAN (vidéo)
Né en 1975 au Caire en Egypte, il vit et travaille au Caire. Hassan Khan a participé à de nombreux workshops (Suisse, Inde, Israel..).Il réalise essentiellement des vidéos et des installations, ainsi que des compositions sonores pour le théâtre et la danse contemporaine. Tabla Dubb n°9 par exemple est un segment - qui fonctionne aussi de façon autonome – de Tabla Dubb, une performance audiovisuelle au cours de laquelle l’artiste explore le point de rencontre entre la tabla et la musique électronique avec les séquences vidéos sur différents espaces dans la ville du Caire. Dans Tabla Dubb n°9, deux espaces- temps, deux configurations d’espace sont superposés. L’artiste tente la documentation d’une hantise, de l’hypnose comme stratégie. Une psycho-géographie suggérée sans jamais l’expliquer. Le segment visuel est accompagné d’une lecture remixée de el borda (un poème retraçant le transfert du manteau du prophète à travers le temps, chanté à l’occasion de sa naissance). La récitation évoque une obsédante présence.
Samuel LABADIE (dessin)
Né en 1978 à Bayonne, il est diplômé de l’ENBA de Lyon en 2002.
C’est un « Basque de caractère qui n’a pas l’habitude de mâcher ses mots ». Il est aussi écrivain à temps partiel.
« Pour moi le dessin est un apprentissage avant tout, c’est un espace d’indépendance, c’est un moyen direct et libre de penser le monde et de se penser soi-même.[…] Je travaille souvent d’imagination, mais aussi d’après l’information, ou des histoires personnelles, l’important pour moi étant d’encrer ma pratique du dessin dans un quotidien au même titre que l’écriture d’un journal, un journal qui serait autant idéaliste que pessimiste.[…] Je me suis plongé depuis quelques jours dans des dessins de flyers, sur des petits bouts de papier bristol récupérés. Les flyers « home made » sont une manière de créer de l’information qui me plait, en périphérie d’une information de masse. » Pour l’exposition Rendez-Vous 2003, Samuel Labadie présente une installation composée d’une animation vidéo intitulée Banana’s Nightmare et de flyers, photocopiés et jetés au sol, « comme une mise en scène de guerre de propagande ».
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Serge LE SQUER (vidéo)
Né en 1970 à Lorient, il vit et travaille à Marseille. Il est diplômé de l’ Ecole Nationale de la Photographie de Arles avec les félicitations du jury en 1999.
Son « travail peut surprendre par la diversité de ses modes d’apparition. Auteur de performances aussi ironiques qu’activistes (peindre par exemple des moitiés de passages piétons dans les rues de Montréal),de films documentaires à caractère historique et politique, collecteur d’images de presse, organisateur de lectures de poésie au mégaphone depuis une fenêtre de son appartement marseillais ou de visites guidées de villes de banlieue parisienne, Serge Le Squer ne limite pas sa pratique à sa formation première en photographie, mais travaille à agencer des images et des évènements.
Le travail de Serge Le Squer est nourri de cinéma ; non pas, comme nombre d’artistes aujourd’hui, par le cinéma comme imaginaire dominant, ou comme modèle narratif, mais avant tout comme mise en liaison et en tension d’éléments calculés et disjoints. C’est à dire le cinéma comme montage de plans, de cadrages de réalité.
Le principe de réalité tient aussi une place importante dans ce travail, en tant que refus de la fiction comme échappatoire du réel, mais l’utilisant néanmoins pour créer des situations de vision et d’écoute où des fragments de réalité accèdent à un autre niveau de visibilité et de compréhension.[…]
L’un des traits remarquables du travail de Serge Le Squer est de défier des cadres dans lequel ses aspirations premières pourraient le mener. Le positionnement politique de certains de ses travaux n’empêche pas l’utilisation de la narration ou de la fiction, ni l’humour et l’ironie ».
(extrait d’un texte de François Fillon, septembre 2001)
Il présentera pour « Rendez - Vous 2003 » une pièce qui s’intitule « Pas à pas, les arpenteurs », vidéo tournée à Beyrouth et qui relie une démarche documentaire à la fiction de deux arpenteurs prenant des distances. « Le titre Pas à pas, les arpenteurs se réfère autant à la démarche des deux arpenteurs qu’à l’idée qu’un pas puisse engendrer un autre pas, pas à pas. C’est l’histoire d’une prise de conscience de notre rapport au territoire et au temps. » Serge Le Squer
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Nicolas MOULIN (photo, vidéo)
Né en 1970 à Paris. Il vit et travaille à Paris. En 1995, il obtient une bourse pour Germination 9 à Budapest. Il réalise plusieurs expositions avant d’être propulsé au devant de la scène artistique avec son œuvre « Vider Paris » en 2001.
Arpenteur de sites marqués par l’entropie post- industrielle, Nicolas Moulin propose un voyage dans un univers imprégné de science fiction, qui fonctionne comme un puissant révélateur de notre monde d’images. A la fois « archiviste, urbaniste ou spationaute, il semble élaborer une cartographie implicite de l’être humain en devenir. Il apparaît en retour que, bien que l’ensemble de son travail mette les spectateurs à l’épreuve de glissements spatio- temporel, il présente paradoxalement nombre de points d’ancrage particulièrement tenaces dans le réel, et inscrit sa démarche dans une perspective critique ». (Cédric Aurelle, revue Mouvement n°8 avril/juin 2000).
« A partir de banques d’images au statut de documents récoltées dans les médias, les photothèques spécialisées, Nicolas Moulin fictionne un monde contemporain dont les repères s’accrochent à l’isolement sensoriel, la perte d’identité, le déplacement des signes dans un univers où la technologie est implicitement présent. S’il emploie la photographie, la vidéo, c’est pour l’impression de véracité qu’elles donnent. Il négocie cette véracité jusqu’à son exclusion, aux lisières de la présence humaine dont ne restent que ses constructions : architectures urbaines, systèmes de transport, axes, carrefours… Travaillant sur le principe du retrait, et de la synthèse, il ôte tout descriptif décoratif pour aboutir à des propositions de désert. Au lieu de solliciter le spectateur par la séduction ou la fascination, Moulin cherche plutôt à le mettre dans un état de présence auquel il peut se projeter et se construire de façon à chaque fois privilégiée. » ( Anne- Marie Morice).
Pour Lyon, Nicolas Moulin présente la pièce intitulée « Pôle » : « Des images de déserts urbains non identifiés, jonchés d’architectures de béton gigantesques, baignant dans une atmosphère cryogénique et inondés d’une lumière aveuglante, sont projetées sur les murs, accompagnés d’une insatllation sonore aléatoire de Bertrand Lamarche. Un univers urbain à la fois hostile et fascinant, mais avant tout vidé de sa dimension humaine ». Cédric Aurelle
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Stéphanie NAVA (dessin)
Née en 1973, elle vit et travaille à Marseille. Elle obtient le DNSEP de l’école d’art de Valence en 1996.
« L’évocation de quelques œuvres de Stéphanie Nava ne suffit pas à circonscrire décemment les innombrables enjeux que son activité engage franchement. Il nous est ainsi permis de déceler, ici et là, des motifs récurrents (à l’exemple des alvéoles) ou encore découvrir de multiples résonances dans chacune de ses propositions. Celles- ci, hors des légitimes incantations en faveur de l’apparence et du simulacre, sont restituées à leur contexte réel car « l’imaginaire [de l’artiste], c’est celui des autres, celui des objets, des mots, [qu’elle] assemble et reconstruit », celui de notre histoire collective. Tout s’élabore avec sobriété et subtilité au point d’exiger de l’observateur une certaine contention d’esprit. Mais l’art est aussi à ce prix. Et c’est tant mieux. » Rémy Fenzy
Pour l’exposition « Rendez-Vous 2003 », Stéphanie Nava réalise sur la vitrines d’une des boutiques de la galerie marchande, un dessin gravé dans le blanc d’Espagne qui la recouvre. Elle reprend un thème qu’elle a déjà abordé dans des travaux précédents qui est celui du travail conjugué à la notion de sommeil et qui s’adapte parfaitement au lieu dans l’activité commerciale est suspendue.
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Audrey NERVI (peinture)
Née en 1974 à Lyon, elle vit et travaille à Paris. Elle obtient son DNSEP à l’ENBA de Lyon en 1999 et suit un post-diplôme à l’ENSBA de Paris en 2000.
Elle propose pour l’exposition « Rendez-vous 2003 » un choix de peintures ultra réalistes dont une série sur les T.A.Z. (Zone d’Autonomie Temporaire), « une TAZ ne se définie pas. Elle se manifeste à qui sait la voir , « apparaissant- disparaissant » pour mieux échapper aux arpenteurs de l’Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l’espace, le temps ou l’imaginaire. Elle est une « insurection » hors le temps et l’histoire, une tactique de la disparition. » (Audrey Nervi)
« La série T.A.Z. est le témoignage d’un mode de vie. Cette série de peinture réalisée d’après photographies prises lors d’évènements liés à la musique techno (free party) ponctue mon travail ainsi que ma vie depuis déjà 3 ans. A la série T.A.Z. viennent s’ajouter d’autres peintures découlant de mes voyages.
Mon procédé est simple : parmi la masse d’instantanés collectés, j’extrais certains clichés puis les reproduit en peinture. L’utilisation d’une technique hyperréaliste me permet de conserver l’immédiateté de la photo. Néanmoins, la sensualité de la peinture où le geste pictural minutieux est maîtrisé, transcende l’image photo, met en crise tous les clichés spontanés, non appliqués, voire amateur, pris lors de mes déplacements.
Dans mes peintures, j’accorde beaucoup d’intérêt au détail au « hors champs » cinématographique. Sans souci documentaire réel, mes peintures sont avant tout des zooms sur le monde tel qu’il est, elles l’incarnent. J’aime représenter l’humain dans son environnement, même si parfois il en est absent, il laisse des traces.» (Audrey Nervi)
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Virgine POLANSKI (installation sonore)
Née en 1978 à Montbéliard, elle vit et travaille à Paris. Elle obtient le DNAP à l’Ecole d’art de Nancy en 1999 et le DNSEP à l’ENBA de Lyon en 2001. Virginie Polanski réalise des vidéos et des installations. Pour l’exposition « Rendez-Vous 2003 », elle présente Romance, installation sonorisée et chauffée, « Il s’agit d’un couloir circulaire, construit dans une petite pièce, avec des toiles blanches tendues sur des châssis de bois. Ces châssis sont éclairés par des spots lumineux qui décrivent des cercles. L’intérieur du couloir est blanc et son plafond est rose. Le visiteur peut circuler dans le couloir, et au centre de la pièce, dans ce que j’appelle ‘l’envers du décors’.
Une bande sonore inonde la pièce d’un refrain entêtant : une boucle créée avec l’introduction de la chanson « je t’aime moi non plus » de Serge Gainsbourg. Tout le monde connaît cette chanson et s’attend à ce qu’elle démarre, ce qui n’arrivera pas.
Lorsque le regardeur se trouve dans le couloir, il peut lui arriver de croiser une autre personne, dans ce cas, le rapport au corps est immédiat, compte tenu de l’étroitesse du couloir. Il peut également arriver que, par le jeu de transparence des toiles tendues, et de l’éclairage, le visiteur devine la silhouette, la présence de quelqu’un d’autre de l’autre côté.
Cette installation ne fonctionne réellement que s’il y a présence humaine, sinon c’est un lieu de stand- by, la chanson est bien calée au début, la chaleur idéale, tout est fait pour qu’il se passe quelque chose. […]
Romance c’est l’idée de créer un espace à la fois clos et de passage, un décor pour une histoire, pour une rencontre, pour une déambulation. La plupart du temps, il ne se passe rien évidemment, la romance reste abstraite.
Le décor c’est le couloir : blanc ; lisse, propre, à la lumière douce. L’envers du décor montre l’installation elle - même : l’arrière des châssis, les câbles de l’éclairage et du son, le lecteur cd, les enceintes et le radiateur. C’est sale, c’est négligé. » (Virginie Polanski)
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Lucja RAMOTOWSKI (photographies)
Née en 1974 à Varsovie, vit et travaille à Lyon. Elle suit l’enseignement de l’ENBA de Lyon et obtient le DNAP en 1998 et le DNSEP en 2000. Elle est lauréate du prix Linossier en 2000.
Pour l’exposition « Rendez-Vous 2003 », elle présente 3 séries de 3 images photographiques.
« Je considère la photographie comme un espace à l’intérieur duquel se distingue dans un même paysage, plusieurs facettes ou fenêtres dans lesquelles je compose des mouvements du corps, des relations entre les gens, des mouvements suspendus dans le temps.
Ces images fixent un moment pour donner à voir une autre réalité.
L’espace du paysage est très présent. L’angle de la prise de vue (et par conséquent mon point de vue) demeure essentiel pour pouvoir conjuguer les différents plans.[…] L’ensemble de mon travail se construit dans la contemplation et la méditation. » Lucja Ramotowski
-> Les expositions hors murs <-
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